Les experts présentent de plus en plus les investissements dans l’infrastructure liée au commerce comme étant essentiels à la productivité et aux investissements directs de l’étranger. Historiquement,les zones situées aux intersections et en bordure des routes de commerce ont tendance à être plus propères.
Au cours des 20 dernières années, les politiques axées sur le marché dans le secteur canadien des transports ont contribué à des hausses de productivité nettement supérieures à celles de l’économie générale. Ces gains se sont amenuisés. Les mesures politiques et réglementaires qui ont amené ces gains (commercialisation, privatisation, déréglementation) étaient spécifiques à chaque mode de transport. De nos jours, les produits sont rarement transportés par un seul mode. La réalisation de gains de productivité, par une plus grande intégration du réseau de transport en ce qui a trait aux chaînes d’approvisionnement à l’échelle mondiale, motive grandement l’approche à l’égard de la Porte.
La nouvelle installation portuaire en eau profonde de Yansgshan, près de Shanghai, a exigé la construction du pont Donghai qui a une longueur de 31,3 km. Les cinq quais en activité (phase 1) ont une capacité annuelle prévue de 2,5 millions de conteneurs (éléments équivalents vingt-pieds). D’ici 2020, le port aura 30 quais et une capacité prévue de 25 millions de conteneurs.
La croissance économique rapide de la Chine refaçonne le flux des échanges commerciaux internationaux et les possibilités et les défis pour toutes les nations commerçantes, y compris le Canada. Entre 1995 et 2005, les exportations du Canada vers la Chine ont plus que doublé, passant de 3,5 à 7,1 milliards de dollars. Au cours de la même période, les importations du Canada en provenance de la Chine ont connu une hausse de près de 550 %, passant de 4,6 à 29,5 milliards de dollars et faisant de ce pays le deuxième fournisseur du Canada au chapitre des importations. On s’attend à ce que la croissance prodigieuse de la Chine continue. Elle constitue présentement la quatrième économie mondiale et certains experts prédisent qu’elle parviendra au deuxième rang d’ici 2016 et au premier rang d’ici 2041.
Le Canada occupe une position géographique unique pour prospérer en tant que carrefour entre l’Amérique du Nord et les économies en essor de l’Asie, dont celles de la Chine, de l’Inde et de la Corée, et bien sûr du Japon. La Porte et le Corridor canadiens de l’Asie-Pacifique offrent une infrastructure de transport maritime, ferroviaire, routière et aérienne de classe mondiale qui est située plus près de l’Asie que celle de ses concurrents nord-américains. De plus, la population canadienne entretient des liens culturels, familiaux et commerciaux solides avec les pays de l’Asie-Pacifique. Ces aspects représentent des atouts importants pour le Canada sur le plan du commerce international.
Le positionnement de la Porte et du Corridor pour desservir efficacement l’ensemble du marché nord-américain permettra à ses fournisseurs de services de transport de réaliser d’importantes économies d’échelle. Les exportateurs et les importateurs, y compris les entreprises productrices de matières premières de l’Ouest qui se serviront de la Porte et du Corridor, profiteront des économies réalisées.
Cependant, pour saisir cette occasion, le Canada doit rapidement se mobiliser afin de faire face à des défis dans plusieurs domaines :
Capacité : L’augmentation sans précédent du trafic de marchandises passant par la côte Ouest du Canada pousse à ses limites la capacité de l’infrastructure.
Pratiques en matière de politique, de réglementation et d’exploitation : Les exigences gouvernementales en matière de politique et de réglementation, ainsi que les pratiques d’exploitation du secteur privé, ont un impact sur l’efficacité et l’utilisation de la Porte et du Corridor, ainsi que sur les investissements qui y sont faits.
Gouvernance : La Porte et le Corridor ne sont pas l’affaire d’un seul propriétaire. Il faut que tous les ordres de gouvernement et le secteur privé travaillent en partenariat pour traiter la vaste gamme de mesures nécessaires pour la réalisation d’une approche véritablement intégrée. Les mécanismes de gouvernance doivent favoriser une utilisation maximale des atouts existants.
Le gouvernement fédéral a la responsabilité d’encourager l’efficacité, la sécurité, la sûreté et la durabilité du réseau national de transport dans tous les modes. Ces objectifs fondamentaux sont promus par l’entremise de politiques axées sur les structures du marché, de règlements, de lois et d’investissements dans l’infrastructure. Le gouvernement fédéral a aussi la responsabilité de gérer la frontière canadienne de manière efficace et sécuritaire, de défendre les intérêts du Canada au niveau du commerce international et de positionner le Canada de telle sorte qu’il puisse être compétitif et prospérer dans l’économie mondiale.
Transportation gateways are complex systems with many moving parts, all interconnected. The “gateway” approach is a policy and investment strategy built on the following principles:
Les portes en transport sont des systèmes complexes aux nombreux composants mobiles et reliés. L’approche à l’égard de la Porte comprend une stratégie en matière de politiques et d’investissements, qui est basée sur les principes suivants :
Un cadre politique national sur les portes et les corridors commerciaux stratégiquesQuelques régions canadiennes se prêtent à une approche intégrée en matière de porte dû à des volumes de commerce international importants à l’échelle nationale et à des considérations de principe à l’égard des transports. Le gouvernement du Canada est en train d’élaborer un cadre politique national sur les portes et les corridors commerciaux stratégiques qui orientera les actions futures. Il s’articulera autour des concepts clés et des leçons découlant de l’Initiative de la Porte et du Corridor de l’Asie-Pacifique. D’importantes mesures ont déjà été prises pour améliorer l’infrastructure de transport à la Porte de Windsor, et un processus binational de sélection d’un nouveau passage frontalier continue de progresser. |
Elle s’appuie sur les éléments essentiels suivants :
Engagements immédiats : 321 millions $
Investissements futurs : 260,8 millions $
Faire progresser l’Initiative : 9,2 millions $
Un processus accéléré visant l’identification des futures priorités ainsi que l’élaboration et la mise en oeuvre d’une stratégie à long terme favorisant une collaboration continue.
L’Initiative de la Porte et du Corridor de l’Asie-Pacifique de 591 millions de dollars constitue un niveau d’aide sans précédent pour l’infrastructure au Canada. Le budget de mai 2006 prévoit une enveloppe globale de 16,5 milliards de dollars en aide fédérale à l’appui de l’infrastructure provinciale, territoriale et municipale..