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Richmond (Colombie-Britannique) - le 10 juin 2010

Allocution de l'honorable Stockwell Day, président du Conseil du Trésor et ministre de la Porte d'entrée de l'Asie-Pacifique, devant le Vancouver Transportation Club

D’après une transcription.

Merci. Je sais que chacun de vous est très occupé et je suis honoré de votre présence ce soir. Je suis très heureux d’être avec vous aujourd’hui.

Combien d’entre vous ont pu participer, peut-être pas comme athlètes, aux Olympiques, aux Jeux olympiques d’hiver? Superbe, plusieurs d’entre vous, formidable! Ce fut vraiment un événement fantastique, qui a mis en évidence le Canada, mais surtout Vancouver et la Colombie-Britannique. Quand on y songe, il y avait parfois plus de quatre milliards de personnes qui regardaient la télévision et Internet, et ce fut un spectacle fantastique dont nous continuons de récolter les fruits.

J’ai l’honneur de parler d’un sujet que plusieurs d’entre vous, ou plutôt vous tous, connaissez bien et dont nombre d’entre vous pourraient probablement parler de façon plus détaillée et avec encore plus de compétence que je ne le pourrais. Mais je tiens à vous faire connaître notre point de vue sur notre situation actuelle, la façon dont elle cadre en quelque sorte avec votre situation en ce qui concerne la Porte de l’Asie-Pacifique, tout ce que cette porte représente à nos yeux et les possibilités qu’elle nous ouvre.

Avant même de parler de béton, de l’intégration du rail et de la route, des ports, des grues et de toute l’infrastructure matérielle, je vais parler du lien humain, qui est si important, surtout lorsqu’il s’agit de nos amis asiatiques et de nos contacts. Je vais beaucoup parler de la Chine, mais je n’exclus pas les autres grandes économies asiatiques qui sont si solides de nos jours et avec lesquelles nous entrons en relation, et les mêmes principes s’appliquent à elles.

Nous nouons aussi des liens vigoureux avec l’Inde, qui est certainement la démocratie la plus grande et la plus solide de ce coin du monde avec laquelle nous avons beaucoup en commun et qui n’est qu’un des nombreux pays avec lesquels nous cherchons à traiter. Mais si je cite la Chine en exemple lorsque je parle de l’importance du lien humain, c’est qu’il y a environ 1,4 million de Chinois qui vivent au Canada. Il y a là un lien humain naturel qui nous ouvre des possibilités incroyables à divers niveaux.

Et du point du vue du gouvernement, il est toujours important, pour multiplier vos débouchés, d’examiner les autres faits de l’histoire qui nous rattachent à nombre de ces pays. Vous êtes évidemment nombreux à savoir qu’on parle encore du docteur Bethune en Chine, en fait à chacune de mes visites là-bas. Il figure dans les manuels scolaires. Ce Canadien qui s’est rendu en Chine au début du développement de ce pays, à une époque où la pauvreté et son cortège de misères sévissaient, et qui a littéralement donné sa vie pour le peuple chinois. C’est un merveilleux lien humain que nous avons là.

Et puis, nous l’oublions parfois, mais je vais vous le dire, en Chine, on n’oublie pas que ce sont des soldats canadiens qui sont allés défendre Hong Kong pendant la Seconde Guerre mondiale. Et comme vous le savez évidemment, ils ont été écrasés, ont dû se rendre après avoir enregistré de lourdes pertes, et nombre d’entre eux ont été faits prisonniers de guerre. Et quand je visite Hong Kong, je constate que le fait que des Canadiens ont littéralement mis leur vie en danger trouve un écho non seulement à Hong Kong, mais aussi sur le continent.

Cette tranche de l’histoire fait un peu partie de la mienne, car mon grand-père était l’un de ces combattants. Il faisait partie de ceux qui ont été capturés et qui ont survécu à quatre années de camp de prisonniers de guerre. À la libération, on l’a transporté dans un navire-hôpital, où il est mort en route pour le Canada. Et, vous savez, j’ai eu l’occasion d’en parler avec le président Hu Jintao il y a quelques années. Nous étions en réunion à Ottawa et parlions évidemment au moyen d’interprètes. Nous parlions tout bonnement du passé. Il y avait beaucoup de monde dans la salle, mais nous étions assis à une table, et j’ai parlé de cette histoire particulière en évoquant une partie de l’histoire du Canada.

Après la réunion, tout le monde se dispersait, les gardes de sécurité couraient dans tous les sens, la salle était aussi grande que celle-ci et la compagnie à peu près aussi nombreuse, et il y avait beaucoup de confusion. Le président est sorti de la foule pour s’approcher de moi avec son interprète, m’a pris la main et l’a tenue, avec insistance.

Il était très sincère et m’a parlé d’une voix très douce au moyen de son interprète, qui m’a dit : « Le président de la Chine aimerait, serait heureux que vous exprimiez [la reconnaissance du peuple chinois] à votre mère et à toute votre famille pour ce que votre grand-père a fait pour lui ». Ce sont des liens humains précieux qui mènent naturellement au type de relations qui nous fait comprendre que nous avons beaucoup en commun.

Il y a certaines choses que la Chine et nous ne partageons pas. Son système politique est un peu différent du nôtre, plus ou moins.

Il existe donc des différences de parcours. Mais au bout du compte, les Chinois veulent les mêmes choses que nous. Avoir des voitures neuves, être en mesure d’élever leurs familles, avoir l’occasion de prospérer. Ils aimeraient avoir un revenu qui leur permette, vous savez, d’élever leurs familles, d’acheter ce dont ils ont besoin et d’avoir un certain avenir.

Nous partageons donc ce désir. Aussi est-il très important que nous tirions parti des relations humaines que nous avons déjà établies, et nous continuerons de le faire. Et puis, il y a certaines réalités, certains rouages de l’économie, que les représentants de la Chine commencent à comprendre à de nombreuses réunions intergouvernementales. Et c’est fondamentalement le point suivant : toute personne et tout groupe de personnes sont incités à bien faire, à travailler dur, s’ils ont le sentiment qu’ils en seront récompensés.

Et si nous entrons dans les réalités géopolitiques, nous savons qu’il y a eu une forte poussée d’activité économique au cours des quelque quinze dernières années, peut-être vingt, qui a débuté à Hong Kong voilà de nombreuses années, mais qui s’étend maintenant à d’autres régions, dans presque chacune des régions de la Chine où le gouvernement a circonscrit une zone et dit : « Dans cette zone-là, foncez! Ayez l’esprit d’entreprise! Nous sommes toujours maîtres du gouvernement et allons établir des règles et règlements, mais dans l’ensemble, foncez! »

Et cela ne fait que commencer. La plupart d’entre vous qui ont visité la Chine savent à coup sûr qu’elle redéfinit la croissance et la rapidité et que des termes comme la qualité font maintenant partie de son vocabulaire, tout comme les préoccupations environnementales, les ressources, bien sûr, et les formes d’énergie de remplacement. Ce pays est très sensible à la critique passée, qui était appropriée, de son absence de souci de l’environnement. Tout cela change.

Et ce que je dis aux Chinois, ce que le premier ministre et d’autres leur disent, c’est que le gouvernement croit de son devoir de faire tout son possible pour ouvrir la voie pour que les investisseurs axés sur les affaires, et animés d’un esprit d’entreprise, puissent faire les choix qu’ils veulent. Le gouvernement ne croit pas devoir vous dire que vous devez vendre tel produit, offrir tel service, faire affaire avec tel pays, ne vendre qu’aux États-Unis ou songer au marché européen. Notre devoir est de maintenir vos taxes et impôts le plus bas possible, d’établir une réglementation sensée qui ne vous encombre pas, de lutter contre le protectionnisme de manière à ouvrir le plus possible la voie, quelle que soit la décision que vous preniez concernant vos activités, vos expéditions ou le transport de vos produits.

Et puis, vous avez à décider où vous investirez, où vous voulez travailler.

Si nous laissons une relative liberté à l’esprit d’entreprise grâce aux lignes directrices qui sont établies et sont prévisibles, cela ne peut avoir que du bon. En Chine, cette année, on a construit plus de voitures et acheté plus de voitures construites au pays que tout autre pays du monde. C’est la nouvelle conjoncture, le nouvel ordre des choses. Plus de voitures que partout ailleurs et, devinez quoi… moins de 2 % de la population possède une voiture là-bas. C’est ce que j’appelle un débouché.

Lors d’un de mes derniers voyages en Inde où nous ouvrions des bureaux commerciaux, j’ai rencontré quelqu’un qui avait une compagnie de téléphones cellulaires. Le nombre d’abonnés à son service de téléphonie cellulaire augmente de 10 millions par mois. Y a-t-il quelqu’un qui vend des téléphones cellulaires? Que diriez-vous de communiquer un chiffre de cet ordre à la réunion mensuelle?

La seule taille de la population et donc l’étendue des possibilités reculent toute limite. Il y a un an, j’ai eu l’occasion de prendre la parole à l’Université Sun Yat-sen en Chine. Tandis que nous traversions le campus à pied en compagnie de responsables de l’Université, j’ai demandé : « Quelle est la taille de l’université? » On m’a répondu : « Environ 14 000. » J’ai ajouté : « C’est assez gros », et on m’a répondu qu’on parlait du corps professoral.

Ce que je veux dire, c’est que l’ordre de grandeur dépasse presque notre imagination. Et c’est pourquoi il est important que nous ayons non seulement le lien humain, mais aussi ce lien matériel, ce corridor que nous appelons la Porte de l’Asie-Pacifique. Il importe que nous en parlions, que nous le mettions en valeur et que nous rappelions aux Asiatiques ce que nous leur offrons ici et nos réalisations.

Pourquoi? Parce que, je vais vous le dire, qu’on parle de la Chine, de Singapour ou de l’Inde, le monde les prend d’assaut. Le monde entier se précipite à leurs portes pour leur offrir sa technologie, ses services, ses produits. Si nous croyons avoir accaparé un certain marché grâce à nos ressources, il y a bien d’autres pays qui disposent de ressources et les leur offrent.

L’exposition mondiale qui se tient maintenant à Shanghai est en quelque sorte une métaphore de ce qui est en train d’arriver, car 242 pays du monde entier y sont représentés. Et ce n’est qu’une image de la ruée du monde vers la Chine. Aussi, quand nous y allons et que vous y allez (je sais que vous le faites et que vous songez à la Chine, à l’Inde, à la Malaisie, au Japon, à la Corée, au Vietnam et à tous ces autres pays), il faut leur rappeler ce que le Canada leur offre.

Alors, quand j’y vais, je rencontre les dirigeants et les chefs d’entreprise, et nous tous, y compris certains des chefs d’entreprise canadiens qui nous accompagnent et qui participent au marché du travail, leur faisons valoir certaines choses. Nous leur parlons de la Porte de l’Asie-Pacifique, leur disons que le gouvernement fédéral a investi plus d’un milliard de dollars dans des projets d’une valeur de 2,8 milliards depuis 2006, investissement qui permet d’intégrer le rail et la route et d’améliorer l’efficacité des ports de Vancouver et de Prince Rupert.

Nous leur disons, parfois à leur grande surprise, qu’il faut moins de jours pour relier l’Asie à Prince Rupert par bateau que pour la relier à Los Angeles, soit deux à trois jours de moins selon le lieu d’embarquement. Nous ajoutons que tout le personnel du port de Vancouver leur assure que leurs conteneurs attendront moins longtemps aux ports canadiens comme celui de Vancouver, qui est exploité efficacement, soit moins de trente heures dans la plupart des cas. Nous leur faisons aussi valoir qu’en un peu plus de cent heures, leurs produits atteindront Omaha ou Chicago, au cœur de la zone de libre-échange nord-américaine qui comprend 440 millions d’habitants.

Nous livrons ce message avec énergie et leur rappelons ces faits parce que nous approchons de l’année 2014. Et je ne fais pas ici allusion aux Jeux olympiques d’hiver qui se tiendront à Sotchi, en Russie, mais plutôt aux gros pétroliers qui pourront alors traverser le canal de Panama.

Comme vous le savez, dans le sud-est des États-Unis, on investit des milliards dans la région de Savannah et dans d’autres ports. Au Brésil, j’ai visité le port qui se trouve juste au sud de Recife. C’est incroyable ce qu’on y investit et comme ce port grossit. Or, dans nos voyages, nous tombons sur ces gens qui vantent l’efficacité de leurs ports et la rapidité avec laquelle les produits y transitent. C’est une époque où la concurrence est forte à cette échelle. Il est essentiel que nous transmettions ce message et le fassions accepter.

Parlons maintenant des ressources. Il y a d’autres endroits du monde où ces économies émergentes peuvent obtenir des ressources, mais nous maintenons qu’il y en a peu, s’il y en a, qui soient aussi sécuritaires, aussi prévisibles et aussi compétitifs que le Canada, qu’elles veuillent les ressources brutes ou des ressources à valeur ajoutée. Et donc l’autre point que nous abordons, et je l’ai fait à Shanghai, à Beijing, à Tokyo, à Singapour à chaque fois que j’y suis allé, c’est les résultats que nous avons obtenus au Canada.

Mes voyages au pays m’ont laissé l’impression que la plupart des Canadiens sont conscients que le pays est dans une situation économique relativement solide en comparaison au reste du monde.

Le Fonds monétaire international dit que le Canada est le meilleur, qu’il était le mieux préparé pour affronter le ralentissement mondial et qu’il est le mieux placé pour en sortir.

Le Forum économique mondial dit que nos banques sont les plus stables du monde. Je vais reparler des banques dans un moment. L’OCDE dit que le Canada « brille », que son économie brille. Et l’Economist Intelligence Unit qualifie le Canada de miracle économique.

Que vous croyiez aux miracles ou non, il y a une raison pour laquelle nous obtenons ce genre de constat, et cette raison, c’est que les politiques ont des conséquences et que nous adoptons des politiques que nous espérons voir donner de tels résultats. Ces choses n’arrivent pas comme ça. Par exemple, le rapport dette-PIB du Canada dépasse légèrement 30 % et varie selon l’heure du jour (30, 31 %).

Ce rapport dépasse 80 % aux États-Unis et est d’environ 100 % en Angleterre, au Royaume-Uni. Le rapport dette-PIB du Japon est de 200 %. La raison pour laquelle ce pays ne s’est pas effondré sous ce poids, c’est que la majeure partie de ses opérations bancaires sont intérieures, nationales, et qu’il peut ainsi obtenir des arrangements favorables pour pouvoir le supporter. Le Japon demeure la deuxième économie du monde, et nous ne le négligeons pas. Si prospères que soient la Chine et l’Inde, l’économie du Japon est toujours plus grande que celle de ces deux pays réunis. Ne croyez donc pas que nous négligions le Japon.

Le rapport déficit-PIB du Canada (le déficit étant le montant annuel que nous avons emprunté au cours des dernières années, les deux dernières, pour passer à travers la période de ralentissement grâce à des mesures de relance) est d’environ 3 %. Et nous annonçons partout ce que nous avons mis en place, que nous avons un régime fiscal bien établi pour les petites, moyennes et grandes entreprises, que c’est le montant de la perte et qu’elle subsistera, que nous l’avons détaillée en 2008 pour que vous et le monde entier sachiez à quoi nos recettes fiscales serviraient au cours des quatre années suivantes, jusqu’en 2012.

Ainsi les gens qui songent à investir peuvent donc prévoir dans une certaine mesure quel sera le taux d’imposition, qui est le plus concurrentiel de ceux des pays du G20.

Dans le budget de 2010, nous avons aussi prévu un gel des dépenses de fonctionnement du gouvernement pour les trois prochaines années (cela concerne plus les Canadiens, mais fait partie du message que nous transmettons, et je vais vous expliquer pourquoi plus tard). L’application de ce gel ne sera pas facile, mais c’est notre engagement : geler les dépenses de fonctionnement, non les programmes qui visent la population (nous ne réduisons pas les pensions ni les soins de santé, mais bien les dépenses de fonctionnement). Et chaque année, le tiers des ministères et des sociétés d’État doivent subir ce que nous appelons un examen stratégique et réduire leurs dépenses de 5 %. Ils ne sont donc pas seulement en période de gel de dépenses, mais doivent aussi subir une réduction de 5 %.

Nous communiquons cette information au pays, mais pourquoi la diffuser à l’étranger? Nous le faisons parce qu’elle véhicule d’autres messages. Les gens qui examinent les marchés et savent intuitivement que la dette baissera dans un pays et qu’on y limitera les dépenses publiques savent que le risque de voir les taxes et impôts augmenter pour le remboursement d’une dette croissante est très faible, voire négligeable.

On voit que prévisibilité rime avec investissement. Je vois là l’une des raisons pour lesquelles l’investissement de l’an dernier, l’investissement direct de la Chine au Canada, a atteint 8,8 milliards de dollars, ce qui est 68 % de plus que l’année précédente, au cœur d’un ralentissement mondial. Les signaux donnent donc de bons résultats. Le message passe, et nous allons continuer de répandre la nouvelle. Nous allons continuer de maîtriser la situation de notre côté.

Nous avons apporté certains ajustements au régime canadien d’investissement étranger pour qu’il ait de bons effets à long terme sur ceux qui songent à investir au Canada. Nous continuons de lutter contre le protectionnisme pour que les marchés restent ouverts. Nous allons continuer d’investir ici dans notre porte d’entrée, d’intégrer le rail et la route. Il y a des milliers de kilomètres dont nous nous sommes déjà occupés. J‘étais récemment à Saskatoon pour annoncer un projet de la Porte de l’Asie-Pacifique qui intègre le rail, la route et les ponts pour accélérer le flot des marchandises, par camion et par conteneur, vers la côte.

Il y a deux ponts ici, dans les basses terres continentales, et cinq projets de transport maritime à courte distance. L’un d’eux est déjà terminé et se poursuit, et les investissements continueront.

Nous pensons que nous sommes en bonne position. Mais nos pavillons en Chine (nous n’en avons pas un, mais trois : ceux de Vancouver, de Montréal et du Canada) ne sont que 3 sur 242. Nous y enregistrons aussi une forte fréquentation. En fait, le pavillon du Canada reçoit plus de visiteurs que presque tout autre pavillon; plus de 20 % des personnes qui visitent l’Exposition chaque jour, soit 30 000 personnes par jour, veulent visiter celui du Canada. Nous sommes là-bas, nous avons 242 rivaux, mais le gouvernement a pour tâche et mission de rester en tête de file pour que vos investissements, votre temps et vos efforts aient de très bonnes chances d’être récompensés.

Je vous remercie d’y participer, de nous conseiller, de travailler d’arrache-pied avec nous pour que cela se produise. Merci.

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Date de modification :
2011-04-05